Bonjour à toutes et à tous
Un article au fil de l’eau de cette journée du 10 mai de voyage de Tel Aviv à Beyruth, avec une accroche au soir du 09.
Au soir du 20180509
Sur le dernier enregistrement de l’article « 20180509 Haïfa – Ben Gourion » je concluais que finalement tout allait bien : une chambre, un taxi réservé pour rejoindre l’aéroport le lendemain matin. Mais après cette journée compliquée, le plus difficile ne s’était pas encore produit. Que voilà : après une mise à jour, le blog paysdecham.fr est tombé en panne. Vous savez, par l’article « 20180510 Le Pays de Cham au fond d’une dune » sur la panne de dromadaire, qu’il a été réparé par Jean-Jacques le lendemain. Mais au soir de ce 09 mai j’étais désespéré au fond de ma banlieue sordide et de ma chambre sans fenêtre triste à mourir. Difficile de positiver dans ces conditions, d’autant que je ne savais comment sortir de cette impasse du blog en panne. Et du coup, tout mon environnement s’habillait de lugubre. J’ai passé une nuit à peu dormir 3h, et moi qui m’endors facilement, pas possible de fermer l’œil. Et puis le réseau wifi de mon hébergement se coupait sans cesse, et offrait un débit dérisoire. Bref j’étais au creux de la dune.
Arrive 05:45 l’heure du taxi, et me voilà parti pour l’aéroport. Mais là il fallait que je fasse attention. J’avais un billet électronique Tel Aviv – Beyruth via Istambul. Mais pas possible d’entrer au Liban si les autorités libanaises s’aperçoivent que vous venez d’Israël. Il faut donc effacer toutes traces de séjour en Israël et en particulier ne pas enregistrer son bagage directement Tel Aviv – Beyruth. Il faut donc s’organiser pour récupérer son bagage à l’escale de transit (Istambul pour moi), pour l’enregistrer à nouveau pour le vol suivant Istanbul – Beyruth : ni vu ni connu …
Et vous arrivez à me suivre ?
Il faut donc bien expliquer à l’enregistrement de mon bagage, que, nonobstant mon billet Tel-Aviv – Beyruth, je souhaite récupérer mon bagage à Istambul – pour le fun -. Et ça, c’est pas gagné.
Mais à l’aéroport de départ à Ben Gourion, nous sommes en Israël, les formalités de sécurité sont draconiennes … Avant l’enregistrement des bagages on passe un premier contrôle de vérification par des agents de la sécurité israélienne. Et là interrogatoire en règle : passeport, nom, prénom, celui du père, de la mère, du grand père, de la grand mère, des deux côtés paternel et maternel, destination, motif du voyage, hébergement, celui qui a confectionné le bagage, dans le bagage y-a-t’il un paquet confectionné par quelqu’un d’autre, … destination … L’agent de sécurité fut pour moi un jeune femme, apparemment peu expérimentée, donc peu sûr d’elle et donc d’autant plus tatillonne. Mais le pire était ma destination : le Liban. Par deux fois elle est allée dialoguer avec une supérieure. J’y suis resté bien plus longtemps que les autres passagers. Finalement c’est ok : un sticker et accolé sur le passeport et un papier de contrôle m’est produit, indispensable plus tard.
Maintenant, à l’enregistrement des bagages. Et là j’explique que je souhaite récupérer mon bagage à Istanbul. Pas de problème, de surcroît les agents ne sont pas autorisés d’enregistrer des bagages directement sur Beyruth. Cette étape franchie, bording pass et papier du contrôle de sécurité précédent en mains, direction les contrôles habituels de police puis de sécurité. … Finalement me voilà devant la porte d’embarquement : vol à 8:40, pour environ 2:00 de vol.
A Ben Gourion, il y a un accès internet et par whatsapp j’interroge Jean-Jacques et je le tiens informé du problème du blog.
Puis finalement vol pour Istanbul. L’avion a énormément de retard. L’arrivée à Istanbul accusera 1h1/2 de retard.Heureusement mon vol suivant est à 20:30. Je récupère mon bagage dans son enveloppe canari (vous vous souvenez !) et je lui retire toute trace de son passage à Tel-Aviv : bandeau autocollant de destination et sticker perfide.
À l’aéroport Atatürc d’Istanbul il y a bien un réseau wifi gratuit, mais … il ne fonctionne pas. Il faut se rabattre sur les réseaux wifi des bars, mais ceux-ci se coupent sans cesse : il faut chaque fois demander à nouveau la reconnection ; c’est un peu l’enfer. Là je reprends contact avec Jean-Jacques par whatsapp. Il va regarder le problème. Il convient de restaurer une version précédente du site avant le problème. Mais pour pouvoir le faire Jean-Jacques a besoin de beaucoup d’informations, de mots de passe et de connections m’a envoyées par mail par l’hébergeur du blog, au moment de sa création, informations que si l’on y prend garde on ne conserve pas. Imaginez : produire à Jean-Jacques partir de l’aéroport Atatürc avec une connection internet intermittente toutes ces informations. Heureusement j’avais archivé ces mails comportant les informations de connections de mon blog envoyés en février par mon hébergeur OVH.
Et vous arrivez toujours à me suivre ? …
Finalement après un dialogue whatsapp, Jean-Jacques parvient à restaurer le site. Et déjà ça va beaucoup mieux, vraiment beaucoup mieux.
Reste à attendre l’enregistrement pour le vol suivant : Istanbul – Beyruth.
J’ai bien sûr retiré de mon passeport le visa volant « flying visa » israélien que je détruit et jette dans une poubelle. Mais aussi j’évacue tout document de mon sac à dos de voyage, et de mes poches qui pourraient informer de mon séjour en Israël et de mon départ à l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv. Particulièrement mon billet d’avion Tel Avis – Istanbul. Ainsi mon passeport ne comporte-t-il aucun tampon, ni aucune trace de mon passage en Israël. C’est indispensable pour entrer au Liban.
Mais une épreuve supplémentaire m’attendait.
J’ai un billet Turkish Airlines. Je me présente à l’enregistrement de Turkish Airlines. Mais la « Turkish » a confié le vol à « Middle East Airlines ». Je dois changer de comptoir d’enregistrement heureusement dans le même terminal. A 18:30 je me présente à l’enregistrement de Middle East Airlines. A la consultation de mon billet électronique à l’écran, l’agent comprend que je viens de Tel Aviv. Il me dit que dans ces conditions il ne peut enregistrer mon bagage et que je ne suis pas autorisé à monter à bord : les autorités Libanaises me refouleront. Pourtant j’explique que mon passeport ne comporte aucun tampon israélien. Il en réfère à un supérieur qui m’invite à le suivre : pas bon tout ça. Lequel en réfère à un autre supérieur, ou plutôt au Commandant de Bord me semble-t-il. Compte tenu que mon passeport ne comporte aucun tampon israélien, le Commandant m’autorise à monter à bord.
Ca va mieux.
Il est 19:00, il me reste 1:1/2 avant l’embarquement. Avec une connection wifi d’un bar proche de ma porte d’embarquement, par Whatsapp, j’en profite pour alerter Charly, un ami en France. Je lui demande d’interroger le Consulat Général de France à Beyrouth. Ce qu’il fait. Malgré l’horaire tardif il parvient à avoir quelqu’un au bout du fil : il s’agit d’un agent de sécurité qui lui dit que sous la condition que mon passeport ne comporte aucun tampon israélien, il ne devrait pas y avoir de problème à moins de tomber sur un agent zélé de la police des frontières libanaises. Mais il se renseigne et tient informé mon ami Charly en France. J’ai par ailleurs un contact à Beyrouth que j’interroge toujours par Whatsapp, qui se renseigne de son côté. L’Agent de Sécurité du Consulat rappelle Charly en France. En retour, de ces sources j’ai l’information que dans les conditions où je me présente, il ne devrait pas y avoir de problème.
Il est 20:00
A 20:30 j’embarque
1:30 de vol, à 22:30 je me présente au poste de police des frontières libanaises. C’est l’heure de vérité. C’est un homme jeune. Il examine profondément mon passeport. Visiblement il cherche un tampon Israélien. Pourtant il y en a des tampons sur mon passeport, mais pas israélien. Puis il m’interroge :
– d’où je viens
– Istanbul
– pourquoi je viens au Liban
– tourisme
– où je suis logé
– je lui indique mon hôtel à Beyrouth
– combien de temps,
– 1 mois
– et puis une dernière question piège qui me désarçonne :
– êtes-vous allé en Palestine ?
Je pense « Palestine » ? Pourquoi la Palestine précisément.
– non
– jamais ?
– non jamais
Enfin il applique le tampon du Liban et me laisse entrer.
Plus tard j’aurai l’expliquation de « Palestine ».
Palestine est la façon de nommer Israël pour les Libanais. En fait l’agent de la police des frontières libanaises me demandait si je n’étais jamais allé en Israël : le piège !
Et dire qu’en Europe, il y en a qui veulent rétablir les frontières …
A la sortie m’attend un ami qui me conduit à l’hôtel
Il est 23:00
A bientôt,
Michel
J’ai tout lu et j’en conclu que cela à été assez compliqué ( c’est presque un ephémisme..).
Tu restes ds ton rôle de pèlerin avec son lot d’hésitation et d’incertitudes.
Je te souhaite courage et stoïcisme, tu dois être habitué…
Bon trip pour toi je suis ton aventure sur mon smartphone bravo pour ce que tu fais … nous sommes en Andalousie pour un mois en camping-car… le temps est frais quand le ciel est couvert il peut être très chaud 28 degrés quand le soleil n’est pas voilé …
Quelques plaques de neige sur la Sierra Nevada….
Bises /A +
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Si ca ce n’est pas un pèlerinage ! C’est pire que le chemin de croix…..Au niveau des vocations tu peux en rajouter une autre ton arc : Filou . Quoiqu’un archéologue est quand même un filou sur les bords !
J’espère que pour tes prochains transits ca sera moins compliqué
Repose toi bien tu l’as plus que mérité
Bisous
La Co
Bonjour, ton récit est prenant, ouf! bonnes journées à venir. Bises de chez nous
que de péripéties je pense que ton ami jean jacques a bien mérité de se faire payer le resto ou une bouteille
Bonjour Michel,
je remercie chaudement Jean Jacques et Charly, ils sont top !
Et faites gaffe à vos fesses, il faut quand même être un peu « déjanté » pour aller chercher des bretzels aussi loin !!!
Bises
Reviens vite ici on dort mieux !
Et heureusement que ton ami Charly veille 😉
Salut Michel,
Que de soucis pour voyager dans ces pays… et je te l’ai déjà dit , tu as un moral d’acier à toute épreuve.Maintenant rentré au Liban tu pourras profiter pleinement de ton voyage.
A bientôt pour la suite,
Christian